VERNIS CELLULOSIQUES

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VERNIS CELLULOSIQUES

Message par forum bois le Lun 14 Sep - 12:17

Vernis cellulosiques :

IMPORTANT :Ce sujet fait partie d’une étude sur les différent types de vernis, merci de lire en premier lieu le sujet comportant quelques généralités : vernis et vernissage

Nous entrons dans ce que l’on peut appeler les vernis synthétiques mais avant toutes choses un peu d’histoire :

Nous sommes au début du vingtième siècle, jusque là nous avions à notre disposition des vernis à l’alcool et des vernis dit gras ayant chacun leur avantages et aussi leurs inconvénients ( il faut bien dire que les vernis gras, bien que très utile, jaunissaient énormément plus que les cellulosiques).

Puis au début du siècle se produit un évènement des plus macabre : la première guerre mondiale.
Vous pensez certainement « mais pourquoi il parle de cela ? »
Tout simplement, parce que pendant cette guerre ont été stockées énormément de matières premières servant à la fabrication d’armes ou de munitions.
Parmi ce stock impressionnant, une matière rentrant dans la fabrication des munitions nous intéresse : la nitrocellulose.
Comme vous commencez à vous en douter, suite à la fin de la guerre, il a bien fallut en faire quelque chose de ce stock, ce qui donna, entre autres, naissance aux divers vernis peintures cellulosiques.


1er point donc : les vernis cellulosiques ne sont pas aussi anciens que l’on veut bien le dire, ils ont commencés à être mis sur le marché à partir de 1920 et ont eu leurs heures de gloire jusqu’au début des années 30, ils furent ensuite remplacés dans beaucoup d’industries par les glycérophtaliques, urée formol etc.

Afin de continuer un peu sur l’histoire, qui me semble importante, il faut bien comprendre que les premiers vernis (ou les peintures) étant fabriqués à base donc de nitrocellulose (d’où le nom parfois utilisé de vernis nitrocellulosiques) additionnés de plastifiants minéraux, mais par la suite elle fût additionnée de plastifiants organiques et synthétiques.

De la même manière, au fur et à mesure, la nitrocellulose fût dissoute dans énormément de solvants comme certains alcools, de l’acétate d’éthyle ou de buthyle, acétone ainsi que divers hydrocarbures.

Ce petit exposé historique n’avait pas pour but de vous endormir ou autre, mais seulement de vous faire prendre conscience de la multitude de sortes de vernis cellulosiques qui a pu exister dans un laps de temps assez faible.

C’est ainsi que l’on a pu lire ou entendre toutes sortes de choses, en bien ou en mal, sur ce type de vernis, je rajouterai seulement que hormis les grandes lignes qui seront exposés ci-dessous, on ne peut que se renseigner auprès du vendeur, ou du fabricant, quand on recherchera un produit proche de ce qui se faisait à telle ou telle époque.


Les vernis cellulosiques s’achètent déjà prêts, on ne peut guère les modifier, excepté au niveau de la couleur.

Type de séchage : physique

Extrait sec : 20 à 40 %

Stockage : bon

Durée de vie en pot : bonne

Résistance

- chimique : faible

- aux produits de nettoyage : mauvaise

- mécanique : moyenne

- au choc : moyenne

- aux rayures : moyenne

Réparation : facile, le séchage étant physique les raccords sont invisibles.

Rendu final : bon à très bon

Mode d’application :

Avant toutes choses pensez à lire le sujet sur les EPI merci

Pinceau application en couches fines, prendre un vernis ayant un extrait sec assez important.
Une trop grosse couche impliquera un séchage superficiel en emprisonnant des solvants en dessous et donc des craquelures ou un faïençage.

Pistolet : Identique à l’application au pinceau, une très bonne solution qui nécessitera, hélas, un matériel adéquat.
N’ayant aucun problème de fixation de couches on passera des couches très fines ( limite plus proche d’un voile) espacé de 20 à 90 minutes suivant le produit.


Tampon : plus dur à manier qu’un vernis à l’alcool, obligation de diluer le vernis, il existe par contre des vernis cellulosiques prévu pour être appliqués au tampon, l’achat de ses derniers reste la meilleure solution.

Polissage : tampon d’alcool pur pour certains, tampon de produits dit "égalisateurs" pour d'autres, on aura aussi recourt à un polissage puis lustrage à l’aide de rouleaux de flanelles et peau de moutons. Le vernis étant assez peu résistant, il faudra polir lentement sans trop forcer.

Température d’utilisation : 20 °, penser à mettre la pièces et le vernis dans le local chauffé ou non au moins 24 heures avant application.

Temps entre couches : de 20 minutes à 1 heure, il faut le laisser sécher correctement et 72 heures environ avant polissage au tampon, 1 semaine avec pâte.

Nombre de couches : Environ 8 couches, au dessus la couche finale (n’oubliez pas à chaque couche on fait fondre celle d’en dessous) devient trop épaisse et difficilement gerable dans le temps.

Avis : pas mal de points communs avec ceux à l’alcool, on aime sa facilité de réparation, son séchage rapide, son conditionnement en aérosol (bien que le rendu soit beaucoup moins bon) et son rendu final correct.

On regrettera sa couleur vert à gris qu’il prend au contact d’un air trop humide et son entretien dur vu ses faibles résistances.

Par contre un polissage régulier est envisageable et permet de garder un bon éclat longtemps.

De la même manière que les vernis à base d’alcool il ne sont pratiquement plus utilisés.

Note : Toutes ces données sont générales. On se reportera aux indications du fabricant

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